Article inutile mais finalement pas provisoire

J'ai mon bac S avec mention Bien !!!!

Français écrit : 17

Français oral : 15

TPE : 09

SVT : 16

Maths : 08

Physique-chimie : 18

Philo : 16

Histoire-Géo : 12

Anglais : 15

Espagnol : 14

Sport : 12


Moyenne sur 20 : 14.13


Liste des admis :
[...]
V******* Eléa_______________________________________________B
[...]




# Posté le samedi 05 juillet 2008 13:13

Modifié le lundi 21 juillet 2008 16:20

Si vous voulez mon avis, ça sent les vacances...



Mercredi 28 mai : Fête du lycée
S'il existait un mot qui signifierait à la fois merveilleux, exceptionnel, inoubliable, délirant, euphorisant, extraordinaire et parfait, il serait la plus exacte expression de mes pensées à propos de cette journée !

#Par où commencer ? Le théâtre ! 11h, succession de scènes drôles, poétiques, plus ou moins bien écrites mais toujours jouées du mieux que possible. Un éclat de rire de Justine, que l'on reconnaitraît entre mille !

#Organisation du spectacle de l'aprèm' : Aurélien, Biafine & Maalox, "Mais bordel elle est où Maëva ??"

#Début des concerts. Wombolombakéhé Orchestra sort, balance quelques notes accompagnées de rires et cette ambiance festive attire une foule inattendue. Le groupe nous entraîne à l'intérieur pour un concert fantastique ! Amoureuse d'eux... "Vous dansez pas beaucoup mais vous savez faire du bruit !"
O
bservation des profs derrière, qui ne dansent pas en public alors que les lycéens commencent à se déchner sans aucune pudeur.
R
ock jap de Marine. Groupiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiies !!!! A six filles, on a mis plus d'ambiance que toute la salle auparavant ! Les autres en étaient blufs, observant six gamines surexcitées qui s'amusaient plus que jamais ! "ON T'AIME MARIIIIIINE !!!"


#Mr C****** (prof de SVT) et sa chemise orange qui pique les yeux... Mr C****** qui avait dit qu'il viendrait me voir faire des bolas mais qui ne l'a pas fait, Bouhou, c'est un menteureuh ! Mr C****** que je croise au concert de rock, et un réflexe incontrôlé me pousse à faire :"Oouuaaaaaaiiiiis !!" en faisant le signe du rock de la main droite. Choqué. Je crois que je lui ai fait peur.

#Bolas et cracher de feu. AC/DC remi, ambiance "Putain le matos plante !!". Aurél' dans toute sa splendeur éblouit les spectateurs. Pur moment de bonheur, comme à chaque fois que je joue avec le feu. N.B. : la tête morable de Mr C****** et de Mr H**** (mon futur mari)qui apprennent que je fais de la jonglerie enflammée et que je crache du feu !

#Saturanium. Musique géniale ! Mr H**** à moins de 15 cm au sol de moi pendant sept ou huit bonnes minutes... Je suis sur un petit nuage... Discussion avec lui toute la journée, pendant ce concert en particulier. "Bonjour sa soeur !" Premier concert : il avait 12 ou 13 ans, il a fait le mur pour aller voir AC/DC !! Avec l'ancien chanteur en plus, la chance... (merci Rodj' d'être fan et de m'avoir fait découvrir réellement ce groupe mythique, ne serait-ce que parce que ça m'a permis d'engager ou de poursuivre la conversation avec lui, moi toute seule, sans Justine et William pour rattrapper mes tentatives catastrophiques de converser, et j'ai même réussi pour la première fois à parler avec lui, rien que nous deux, sans dire de trucs ridicules et sans rougir bêtement !). Deux textos à Alex pour un début de fou rire, mais quoi ? je le pense vraiment ! Parfum qui me transporte, regard pétillant et voix si agréable... Piquant, drôle, intelligent, toutes ces qualités que je lui attribue en permanence... Absolument charmant ! Bien plus, bien mieux que deux heures de philo en fait...

#Toute la journée, Hello & Carrieu forever !!! (oui c'est la seule fois où je mets leurs noms !) Rappelons l'arrivée osée de Mr C****** qui aurait pu être mal interprétée si nous avions eu l'esprit pervers... Non mais, après Trutru à Infosup, les gens se permettent de ces trucs avec Mr H**** !!

#"Cours lui après pour un autographe !!! Quelqu'un a un cahier et un stylo ?!". Tant pis pour mon autographe du chanteur de Wombolombahé Orchestra... Je croise l'unique fille du groupe à la cat' : "AAAAaaaaah je vous aime !!!" Réponse gênée : "Euh... merci."

#Barbie Turick, épuisés. "On s'appelle Barbie Turick !!" "...et notre batteur est à poil !!". Pourquoi ai-je dit ça ? Je n'en sais rien... Peuttre pour voir la tête d'Alex qui y a cru sur le coup ! Mais non Alex, il est en pantalon, mais torse nu. En un mot : mot déchaînée ! "On y va ?" "Attends... attends... encore un peu... maintenant, on peut y aller !!". Oh ! tiens, comme par hasard, on se retrouve juste derrière lui... enfn, eux, madame l'accompagne avec mini-lui.

#Discussion avec Justine. Coup de blues. Suivi de délires extravagants ! Justine et Eléa parlent sous la pluie, chantent sous la pluie, dansent sous la pluie, la tête en arrière sous la pluie, les mains tendues sous la pluie, les "Coucou !" aux voitures sous la pluie, "Merde mon mp3 est dans mon sac !" sous la pluie, échelle de valeurs des garçons sous la pluie, dire des bêtises sous la pluie, "Je serais un mec, je te trouverais bandante !" sous la pluie, plans sur la comète sous la pluie, racontage des fantasmes justiniens sous la pluie, prise de décisions sous la pluie,... Je t'aime Justine <3

#Je rentre chez moi : mon frère regarde "Le Roi Lion". Il adore. Il a regardé "St Trinian's". Il a adoré. Fin de journée parfaite ! Phrase du jour : "Je ne voudrais pas te pourrir la vie, mais c'est entièrement de ta faute."


Jeudi 29 mai : Ahem... juste :
11h58, Mr H**** : "Il y a une folie de sucs gastriques dans vos estomacs, ça restreint vos capacités de réflexion !"

14h56 : "-(ton déprimé limite au bord du suicide) Au revoir...
-Me dis pas ça comme ça William, tu vas me faire pleurer !
-Mais c'est trop triste...
"

Dernier moment en compagnie de nos chlorelles adorées...

Vendredi 30 mai :
17h... Lycée déserté peu à peu...
1, 2, 3, Soleil !
Visi
te des toilettes des garçons : Eh mais c'est super grand !
"Wah ça
glisse !" Et SPLASH !!!
Course sous la pluie "Preum's !!"
D
anse sous la pluie... Grain de folie, quand tu nous tiens... Et on entraîne d'autres fêlées avec nous ! C'est bon de se sentir libre : les gouttes de pluie qui imbibent nos vêtements, le lycée pour nous tous seuls, les éclats de rire venus de nulle part et qui ne riment à rien ! I'm singing in the rain, just singing in the rain...
"-C'est qui ?
-C'e
st quoi vos prénoms ? [...] Donc je te présente Benjamin et Valentin !"
O
n les entraîne eux aussi... Viendront peut-être manger avec nous au MacDo ? Non, ok...

Marc
he jusqu'au MacDo, les pauvres se déplacent à cinq pour un seul parapluie ! La bourgeoise qui nous voit avec ses vêtements chics, son parapluie gigantesque pour faire trois mètres sous la pluie jusqu'à son super 4x4 ! L'autre choquée de voir ces pauvres : "Oh mon Dieu ! Ils sont ignobles !" Ils doivent raconter à leurs enfants qu'on est des méchants, qu'on l'a mérité, d'être trempés de pluie parce qu'un parapluie pour trois, même rouge, ça suffit pas !
Arrivé
e au MacDo... Non, change pas le parapluie de bras William, sinon on n'est plus dessous ! Tu fatigues du bras droit ? Courage, on est presque arrivés !!
E
h, on passe au MacDrive ? Camille, fais le moteur : Tuf tuf tuf, et Eléa, le clignotant : tchik, tchik, tchik... Laisse tomber, ils nous croient pas !
Gri
maces au petit garçon, trop mignon ! Fou rire sur fou rire, genre : Justine tu fais diversion, Eléa tu piques le jouet de la petite fille derrière et on court ! Bah ouais, on veut le jouet MacDo, ce sont des lunettes Priscilla...
Eléa n°2, première fois que j'entends mon prénom et que ce n'est pas pour moi ! "Et sa soeur s'appelle Lou. Vous, il vient d'où votre prénom ?" D'une faute de frappe, je suis une coquille dans un magazine...
Ah, maintenant que les pauvres ont mangé, ils se posent sur le bord de la route et attendent qu'on les ramène...
"
Sur votre droite : les pauvres..."
Je me suis découvertes des capacités de contorsionniste ! Marine, si les flics nous arrête, tu dis qu'on est siamoise de ta cuisse et de ma te ! "Non, je te couvre avec ma veste, et toi tu fais : Miaou !" [Eh, je l'aime bien ta maman Marine !]
Lycée. Salle poly.
"Elé
a elle a fait caca, fait passer !"
"L
e 22, c'est quel département ? Fait passer !"
"L
a madame de devant elle est "complètement HS", fait passer !"
Vi
vons heureux en attendant la mort ! Et là, la gamine qui se met à pleurer, non, à hurler ! Réaction de sa mère : elle l'étouffe avec sa main !!!
Que
lques répliques cultes : "... notre candidat qui tient à garder l'anonymat, nous l'appellerons donc "le désespéré" !" "Atroce !"

"-
Je voudrais aller jusqu'au bout de la pièce !
-B
ah vas-y, c'est pas si grand."

"-Et après Capri ?
-A
près Capri, c'est fini !"

"ça va péter chez les de Bersac !"

F
in du spectacle. On sort. Il y a une salle encore allumée ! Je suis sûre que c'est Tony qui exécute ses derniers contrats ! Ou alors il y a une gang bang en C 200...


Samedi 31 mai :
Journée chez William Willy-ham-ham Willy Will Wilou rayez la mention inutile.
Wiifi
t avec le funambule... Poids idéal ? Je sais... Soudain, rencontre du troisième type !! Un monstre surgit au plafond !! ARGH, UNE... UNE... ARAIGNEE !! Bestiole angoissante pour nous deux, que faire ?! Panique... "C'est bon, je vais lcraser avec une tong...". S'approche. Tend le bras. "J'peux paaas !!". Non, ceci n'est pas une fuite, c'est un repli stratégique. Ronrone, attaque !! Le chat femelle contemple cet étrange animal octopède (non ce mot n'existe pas, mais il devrait !) d'un air las. Okay, ça n'a pas la forme d'un scoubidou, donc il n'est pas amusant de le chasser. Bombe anti-insectes. Plus de pression, l'aérosol est fini, vide, mais qu'est-ce qu'on va faire ?! "Donne ta tong, je vais le faire.". Courage. Approche lente, sans mouvement brusque. Sauf quand l'araignée bouge : nous hurlons ridiculement quoi que de concert, pour un canon de la mineur époustouflant. Nerfs à vif. Je prend mon courage et la tong à deux mains. Lancer de tong. Repli immédiat vers la sécurité du sol. "On l'a eu ?!?". Oui, elle tombe. Nul ne daignera s'approcher du cadavre. "Bon, Ronrone la mangera."

"-Pourquoi il
s sont morts les dodos ?
-Ils
pouvaient plus voler, parce qu'ils étaient devenus trop gros.
-C'est
à force de manger au MacDodo !!"

"Mes gra
nds-parents, ils savent pas ce que c'est une gang bang, ils croient que c'est la création de l'univers..."

Visio
nnage de la Guerre des Mondes, avec climat propice... Argh ! Les plants de tomates sont dehors !! William affronte la tempête, pour que sa mère lui dise en arrivant : "Mais pourquoi t'as rentré ces plants de tomates, je t'avais dit de les laisser dehors, tu fais n'importe quoi !!"

Loïc, c'e
st ça ? Juste un ami ? Bien sûr, bien sûr, on n'a jamais prétendu le contraire... Clin d'oeil complice à mon William qui pense la même chose que moi...

Taro
t divinatoire : Cette carte met en garde contre... ô.O ? ...contre le fait de s'engager dans le micromanagement !

"N
'empêche, c'est drôle non ? On se fait des films sur eux pendant qu'ils se font des films sur nous !"

Anastasia... Si
lence respectueux pour le : "Grand'mère, c'est moi : Anastasia..."

Merci au j
ournaliste de France 2 pour ce commentaire ô combien pertinent :
"L'enfant a é
té jeté dans le lac par l'ex-concubin de sa mère, qu'il avait d'abord assassinée. La séparation se serait mal passée."


Dimanche 1er juin :
Festival Philosophia...
Deux paumées dans St Emilion... Justine qui me stoppe net dans la rue, m'agrippant par le bras avec une violence extrême : "EH, REGARDE !!!". Haaaaan !!! Vite, une vidéo !! Et je l'aurai eue, cette vidéo de Mr Berthier (je peux donner son nom, vu sa banalité) avec son copain, si je n'avais pas oublié de cliquer sur "ok" pour l'enregistrer...
AAAaaaaaaahh !! Devant nous, dans la rue pile en face !! Il vient vers nous, il va suivre les gens, donc il va à la même conférence ! Et je le repérerais à des kilomètres, je suis sûre que j'ai un radar intégré qui tilte quand Mr H**** est dans les parages... Avec madame. Et c'était bien lui. Trop forte !


Le Bonheur, une idée du Diable
"Fallait vraiment que Dieu soit en colère pour nous flanquer la marmaille..."
"Tant que nous sommes en vie, la mort ne nous concerne pas, et quand on est mort, là ça nous concerne plus du tout !"
"-Tout nous ramène à notre corporalité : une simple migraine, une simple rage de dent, une simple gueule de bois...
-Pourquoi tu me regardes ?!"
Frédéric Schiffter & Raphaël Enthoven

Justine et moi, à propos des conférenciers :
"-Raphaël Enthoven, c'est l'ex de Carla Bruni !
- Comme tout le monde..."

Relevé de deux citations sympathiques :
"La vie est comme un pendule qui oscille de gauche à droite, de la douleur à l'ennui." Arthur Schopenhauer
"Il n'y a pas de chagrin qu'une heure de lecture ne console." Montesquieu


Conférence ultra-sélect avec nos trois profs de philo préférés. Mr H**** absolument charmant, comme à son habitude. Mme H**** "MT" ("Mais putain ça veut dire quoi "MT", pouquoi ils ont écrit ça ?!") que je découvre très sympathique, agréable à écouter, et Mr N**** (ou son frère jumeau ?)qui clashe avec celui du lycée ! Timide, discret, introverti même... Mais comme toujours, quand il s'ennuie, ça se voit ! Excellente journée, puisque j'ai gagné une heure avec lui...


Mardi 3 juin :
Orient avec Mr C****** et Mr B*******, grâce à eux on a passé un après-midi génial ! Vous en connaissez beaucoup vous, des profs qui invitent leurs élèves au bar d'en face, pour discuter en terrasse autour d'un verre payé de leur poche ? Non, n'est-ce pas ? Bah moi j'en connais deux ! Merci, vraiment merci... Quel plaisir d'être avec l'adorable Mr C******, l'homme qui est toujours souriant, léger, qui commence à faire les mêmes allusions perverses que nous en cours, mais rien que pour nous quatre, parce que c'est la fin de l'année, qu'il nous adore, qu'on l'adore, qu'il sait que Justine, William, Alexandra et moi sommes fêlés et que lui aussi il l'est... Et inviter toute la classe, c'était vraiment signe qu'il aime les TS4 ! Et puis, Mr B******* lui succède, ravi de se retrouver assis à côté d'un certain TS4 que nous ne citerons pas ! Choqué de voir Lise avec une bière : "Vous aussi ?!". Car il ne boit pas, ce qui nous fait un point commun car moi non plus, et je suis bien la seule de la classe... Retour en cours, si l'on peut appeler ça un cours. Fort plaisant d'être assises au premier rang quand il porte ce jean noir, n'est-ce pas Justine et Marine ?

Jeudi 5 Juin :
4h de philo. Toute mon euphorie est résumée par ces mots : quatre heures de philo. Avec Mr H****, inutile de le préciser. Merveilleux. J'aime. Je l'aime. Intéressant, passionnant même, et tellement appréciable. Ou comment joindre l'utile à l'agréable. Absolument charmant...
C
omment décompresser quand on est à deux semaines du bac ? Réponse : enfermer quelqu'un à l'extérieur du bocal !! Techniquement, il n'est pas vraiment enfer, puisqu'il est enfermé dehors, mais je vous assure que c'est extrêmement distrayant ! D'abord Lise. Argh, elle va réussir à rentrer, que faire ?! Sacrifier Marine bien sûr ! Ensuite Marine donc. Alex je crois. De nouveau Marine. Et puis dans le désordre Justine, William, Moi, Alex, Marine, Lise, la fille qui était avec nous mais dont j'ignore le nom... Sortie volontaire pour aller profiter de la pluie. Je crois pouvoir qualifier cela d'un pétage de plomb généralisé !
At
tente devant le lycée avec Lise, Alex et Xavier (respectivement frère de et petit ami de). Texto fin et subtil à Lise. Bah désolée, mais quand on me demande ce qu'ils sont partis faire, seuls, tous les deux, je ne peux pas m'empêcher de donner une réponse perverse !
Et puis, conseil de classe... MERCI Lise ! Je ne te remercierai jamais assez pour ce que tu as fait ! Sincèrement, je crois que je t'en serai éternellement reconnaissante ! Une heure avec Mr C****** et Mr H****, d'abord Mr H****, spécialement Mr H****, uniquement Mr H****... Juste parfait. Il était... comment dire ? Absolument charmant... Mr H**** plaisantait, comme d'habitude, c'est pour ça qu'on l'aime (d'autant plus quand c'est avec moi qu'il plaisante !) ; Mr C****** souriait de son sourire ultrabright, comme d'habitude, c'est pour ça qu'on l'aime (et nous on l'a eu deux ans !) ; Mr L********** n'osait pas s'imposer, comme d'habitude, c'est pour ça qu'on l'aime (surtout moi !) ; Mme de B******* parlait trop vite, comme d'habitude, c'est pour ça qu'on l'aime (hein William ?) ; Mr B******* faisait de grands gestes indéchiffrables et inutiles, comme d'habitude, c'est pour ça qu'on l'aime (n'est-ce pas Marine ?) ; Mr Dourfer (je mets son nom pace que sinon vous ne saurez pas qui c'est) ne glandait rien, comme d'habitude, c'est pour ça qu'on l'aime (des fois, il accroche des cadres au mur, pas vrai Alex ?) ; et Mme M****** se taisait, comme d'habitude, c'est comme ça qu'on l'aime !
On
rigole, Mr C****** et moi, pendant que Leïla et Mr H**** commencent à s'énerver. ça nous distrayait, tous les deux, de commenter. Et puis, bon, il a parlé à Mr H**** et moi à Leïla, histoire de calmer le jeu. Remontage de moral à Leïla après. Quel dommage, si elle avait bien voulu aller s'excuser tout de suite, j'aurai pu le revoir ! Mais le temps qu'elle se décide, il était déjà parti. Pas grave ! Potins avec elle. Que des trucs que le monde entier a le droit de savoir, parce qu'il est certain que si Lla le sait, le reste du monde va en être informé dans les plus brefs lais !
R
etour à la maison, le sourire aux lèvres... Une joure parfaite. Comme beaucoup d'autres, ces temps-ci. Depuis deux semaines, allez savoir pourquoi, je suis étonnamment heureuse. Comme ça, sans raison aucune. Je souris du matin au soir, j'ai l'impression que tout va bien. Je plane sur un petit nuage. Aps tout, je me fiche de savoir pourquoi, du moment que ça dure !


"J'aime beaucoup regarder les enfants jouer ; dommage qu'il faille aussi les entendre."
Pierre Daninos

# Posté le dimanche 08 juin 2008 12:36

Modifié le dimanche 30 août 2009 10:24

<3 Walt Disney <3


___________Walt Disney est mon dieu.


"C'est moi Simba, c'est moi le roi, du royaume animal ! C'est la première fois qu'on voit un roi avec si peu de poils... Je vais faire dans la cour des grands une entrée triomphale, en poussant très royalement un rugissement bestial !
Je voudrais déjà, être roi !
Sans jamais dire où je vais, je veux faire ce qu'il me plaît !
Regardez bien à l'Ouest, regardez bien à l'Est, mon pouvoir sans conteste et sans frontière !
"


{La vie est pleine de hasards.
Combien m'en a-t-il fallu pour le croiser..? Voyons... J'ai perdu environ 45 secondes pour pouvoir récupérer les cahiers à la fin du cours ; puis quelques minutes pour satisfaire un besoin biologique ; encore quelques dizaines de secondes pour descendre les escaliers en prenant mon temps, rien ne presse. Je suis donc passé à cet endroit à peu près 6 ou 7 min plus tard que je n'aurais dû. Et je l'ai vu. Ou plutôt entr'aperçu. Mais qui d'autre aurait-ce pu être ? Courra, courra pas... Allez, de toute façon, je n'ai honte de rien ! Courra donc. Pose les cahiers à la vitesse de la lumière (sans exagérer). Où est-il ? Regard vers la baie vitrée. Mince (bon, je ne l'ai pas pensé exactement comme ça, hein, mais on se comprend), il est passé de l'autre côté de la pelouse !! Osera, osera pas ? Au point où j'en suis... Osera, après tout je n'ai rien à perdre ! Cours dans le couloir, le long de la salle poly, arrive à hauteur de la cafét', stoppe net et reprend une allure banale avant de passer l'angle du mur. Petit air normal, genre il ne s'est rien passé. Et là...
"Oh, tiens, bonjour !"
Ou comment se retrouver par hasard à marcher aux côtés de quelqu'un qu'on aime...}


"Moi je viens d'un pays, de désert infini, où les caravanes rêvent et flannent...
Où pendant, ton sommeil, les serpents, t'ensorcèlent.
C'est bizarre, ça, mais eh ! C'est chez moi !
Quand le vent vient de l'Est, le soleil est à l'Ouest, et s'endort dans les sables d'or.
C'est l'instant envoûtant, vol en tapis volant, vers la magie des nuits d'Orient !
"


(Aujourd'hui, je suis enfin devenue une fille : j'ai dépensé 103¤ en fringues, et en moins d'une heure.)


"Pour toi je suis l'ignorante sauvage. Tu me parles de ma différence, je crois sans malveillance. Mais si, dans ton langage, tu emploies le mot "sauvage", c'est que tes yeux sont remplis de nuages...
Tu crois que la terre t'appartient tout entière. Pour toi ce n'est qu'un tapis de poussière. Moi je sais que la pierre, l'oiseau et les fleurs, ont une vie, ont un esprit et un coeur...
Comprends-tu le chant d'espoir du loup qui meurt d'amour ? Les pleurs du chat sauvage au petit jour ? Entends-tu chanter les esprits de la montagne ? Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent ?
Les créatures de la nature ont besoin d'air pur, et qu'importe la couleur de leur peau !
Mais la terre n'est que poussière tant que l'Homme ignore comment il peut peindre en mille couleurs l'air du vent...
"


______________________________________________1. Il fait nuit. L'Ombre m'appelle. Patience, je viens. Adrénaline. ça y est, je suis passée dans l'Autre monde.
______2. Plone dans ces eaux sombres parsemées de quelques photons. Un pas aps l'autre. Arrie au sommet, sensation de liberté totale. Danse avec les étoiles.
________________________________3. Limite. Contemplation vide de toute flexion. Plus aucune pene, juste un flot d'informations sensitives. L'Ombre vient partager cet état d'apesanteur. La rumeursinvolte d'un rêve se propage. Force de l'esprit, je peux presque sentir sa présence. Lente redescente, je dois maintenant repousser la ligne de la "Terra Incognita".
________________________________________________________________4. Un petit pas pour moi, un grand pas pour l'imaginaire. Avancée audacieuse dans ce territoire qui exerce sur moi une étrange fascination. L'Ombre a disparu sous un voile de ténèbres qui engloutit le moindre son. Progression expoe au halo de lumière d'un impertinent réverre.
__5. L'ennui est désormais bien loin, le maître de ces lieux est l'Aventure. Appui contre un mur. Avance encore.
______________________6. Angle nouveau. Image volée d'une cour privée, protégée des regards. Le temps se dérobe sous mes pieds, il me faut rentrer à présent.
_______6.
_________________________________5.
__________________4.
__________________________________________________________________3.
__________________________________________________2. Pause. Graver cette fugitive épopée dans ma mémoire. L'Ombre revient me tenir compagnie.
________________________________1. Passage vers la réalité.
0.


"Des images me reviennent, comme un souvenir tendre... Une ancienne ritournelle, autrefois, en décembre... Je me souviens, il me semble, des jeux qu'on inventait ensemble. Je retrouve dans un sourire la flamme de mes souvenirs ! Et, en moi, un écho, comme une braise sous la cendre... Un murmure à mi-mots que mon coeur veut comprendre... Une ancienne ritournelle, loin du froid de décembre..." (je sais, ce n'est pas un Disney, mais c'en est digne)


]Un batteur et quatre violoncellistes qui reprennent l'opéra "Pierre et le Loup" en version rock ? ça s'appelle Apocalyptica et ça donne ça.[


"Tout enfant est en quelque façon un génie, et tout génie un enfant."
Arthur Schopenhauer



# Posté le samedi 17 mai 2008 11:17

Modifié le dimanche 29 juin 2008 12:32

Ne lisez pas, c'est trop pédant

Ne lisez pas, c'est trop pédant
[Image : sur deviantart.com, by kawaiikitteny]

Approchez, mesdemoiselles et messieurs !
Oui, venez tous écouter la merveilleuse histoire de cette enfant aux yeux verts... Asseyez-vous bien confortablement et laissez-vous emporter par le flot langoureux de mes paroles, qu'elles vous murmurent les aventures extraordinaires de Petite Fille...


Ne vous y trompez pas, braves gens, je ne suis pas un humain... Vous souvenez-vous du Chat du Cheshire, le chat de Lewis Caroll et de son inoubliable Alice aux Pays des Merveilles ? Ce chat tigré, ayant la faculté d'apparaître et de disparaître quand bon lui semble, laissant traîner son étrange sourire avant de s'en aller dans le néant...
Considérez que je suis ce chat, bien que ce ne soit pas l'exacte vérité... En réalité je suis le fidèle ami de Petite Fille, mais tout comme le Chat du Cheshire, lorsque je me fonds dans la noirceur de la nuit, nul ne distingue ma sombre robe des ombres fugitives qui peuplent ce monde de ténèbres. L'on ne voit plus alors que mes yeux aussi verts que les siens sont jaunes, et l'éclat de mes crocs dont la blancheur contraste avec tout le reste. Petite Fille m'a donné le nom de Hadès, non par intérêt pour le dieu grec des Enfers, mais parce que "Hadès" signifie : "L'Invisible".
Donnez-moi votre main, et laissez-moi vous entraîner dans l'univers de Petite Fille...



A peine venait-elle de naître que dé elle manquât mourir : Petite Fille était née malade, comme cela arrive parfois. L'air emplissait ses poumons à chaque inspiration, pourtant elle ne respirait pas. Les scientifiques que vous êtes comprendront sans doute si je vous dis que ses bronches bloquées empêchaient l'oxygène d'atteindre le sang. Et Petite Fille étouffait. Le monde ne paraissait déjà pas fait pour elle, elle s'y asphyxiait. Ce fût moins grave que ce que les médecins craignaient, et Petite Fille guérit assez rapidement. Elle en garda cependant la phobie de manquer d'air, mais comment pourrait-on le lui reprocher après tout ?

Allons, ne so
mbrons pas dans le pathos, Petite Fille est loin d'avoir eu une vie difficile ! Toute jeune, Petite Fille était une enfant effrontée, capricieuse, qui ne tolérait pas que quiconque s'oppose à sa volonté. Certes, on pourrait dire qu'elle avait un caractère bien trempé, mais il serait plus exact d'admettre qu'elle se comportait trop souvent comme une peste.

Il faut reconnaître
que son caractère frontal et buté lui était nécessaire pour tenir tête à ce père injuste et strict qui ne lui donnait aucun autre droit que celui de se taire. Grossière erreur, car déjà Petite Fille ne supportait pas l'injustice et haïssait l'arbitraire. Ils étaient aussi têtus l'un que l'autre, et peut-être n'avez-vous jamais eu l'occasion de le constater, mais quand Petite Fille dit "non", c'est "non". Si elle est prend une décision en la décrétant irrévocable, soyez sûrs qu'elle tiendra sa parole, quoi qu'il lui en coûte. Après lui avoir demandé gentiment, puis grondée, mis une claque, menacée, proposé un marché, une deuxième claque, suppliée, une troisième claque, enfermée dans sa chambre ou un placard, une autre claque, une autre encore, une autre, ses parents finissaient par se rendre à l'évidence : rien ni personne ne pourrait la forcer à faire ce qu'elle avait décidé de ne pas faire. Petite Fille endurait ça chaque jour, pour tout et n'importe quoi, pleurant, bouillonnant de colère, mâchoires et poings serrés, yeux rivés vers le sol, mais pour rien au monde elle n'aurait abandonné. Quand je vous dit qu'elle est têtue...

Fort
heureusement, cela lui passa bien vite, elle apprit peu à peu à contrôler ses colères incessantes et vers l'âge de 7 ou 8 ans, elle devint enfin supportable. Comme tous les autres enfants, c'était une rêveuse. Elle s'inventait des histoires car la réalité, le monde des adultes, l'ennuyait. Révoltée par les mensonges perpétuels de son père, Petite Fille s'accrochait désespérément à la notion de vérité, d'honnêteté, et les paroles prirent pour elle une valeur inimaginable. La confiance devint une valeur primordiale chez elle, et la trahison le pire des affronts.

Petite Fille a trouvé
la force et le courage de s'opposer à son père pour de bon. Il changeait ou elle partait. Il ne l'a pas crue. Et elle est partie. Quelques mois et de belles promesses ont réussi à la convaincre de revenir. Mais, elle aurait dûe s'en douter, ce n'était que des paroles en l'air, une fois de plus.
Un
beau jour, son père est allé trop loin. Petite Fille supporte beaucoup de choses sans rien dire, mais à l'instant où vous franchissez la limite qu'elle s'est fixée, lorsque vous commettez quelque chose qu'elle juge intolérable (et il en faut pour qu'elle pense cela), alors Petite Fille rentre dans une colère noire. Elle devient un monstre de froideur et de détermination, et n'espérez plus jamais le pardon car vous n'aurez que la vengeance, une vengeance brutale, violente à l'extrême même si elle doit elle-même en souffrir. C'est ce qui s'est produit ce jour-là, c'était l'affront de trop. Alors "papa" est devenu "mon procréateur", ou "l'autre", puis plus rien. Elle est partie définitivement, ou plutôt elle l'a chassé de sa vie. Ses deux-là ne pouvaient que se détruire, c'est mieux ainsi. Ne parlez jamais de lui à Petite Fille, c'est inutile, elle ne vous répondrait pas.

Petite
Fille a commencé à se créer un monde, son monde, dans lequel sont consignés ses rêves, ses espoirs, et tout ce qui la calme et la berce. Un monde de douceur et de candeur, d'allégresse et de folie, d'histoires fabuleuses et de personnages fantasques. Elle s'emerveille d'un rien, vous savez : des bulles dans une bouteille d'eau, un rayon de soleil qui transperce les nuages, une personne qui sourit, un animal qui se laisse approcher, et la nuit... la nuit... Petite Fille aime la nuit. On ne l'y voit pas, elle y est plus à l'aise que n'importe qui. Oh, bien sûr, elle a peur aussi, mais l'adrénaline l'électrise. Aller se promener dehors la nuit, admirer les étoiles depuis son rebord de fenêtre, se balader sur le toit du voisin, c'est ainsi qu'elle se sent bien, légère, insouciante, frôlant les paradoxes immémoriaux de l'univers... La lune contemple cette fêlée qui se laisse envelopper peu à peu par une griserie indolente...

S'il y a une chose
que Petite Fille maîtrise à merveille, c'est l'art de s'inventer des histoires ! Le délire lui est quasi-vital, l'aide à vivre. Rien ne lui remonte plus le moral que de se dire que son prof de maths est un agent secret fou amoureux d'elle, que le préparateur est un inconnu qui est au lycée sous plusieurs identités, que la proviseur adjointe s'est vue en prison au moment où la bollas est partie dans le public à la fête du lycée, que son prof de sport de seconde est un super-héros, qu'un certain prof d'histoire est un mafioso, que ses voisins sont des barons du crime, que sa tête est peuplée de neurones et que son cerveau est la salle de contrôle, qu'elle partage son cerveau avec William, qu'elle se mariera avec son prof de philo, que les pâquerettes ont une politique urbaine complexe qui conduit à la création de mégalopoles pâquerettales, que Ronrone nous survivra tous, que je NE suis PAS gros, que Walt Disney est un dieu, qu'il y a des petits lutins qui viennent la nuit pour foutre le bordel dans sa chambre alors qu'elle la range tout le temps, qu'un jour elle sera Impératrice de l'Univers, que Justine sera une serial-killeuse, et bien d'autres choses encore !

En grandissant
, Petite Fille se heurta à la violence du monde. N'oubliez pas, c'est une pacifiste, toute forme de violence l'écoeure, et cela depuis ce jour de 1991 qui l'a vu naître. Je crois que c'est l'une des rares personnes à pouvoir se vanter de n'avoir jamais torturé le moindre animal ! En revanche, mettre des coups de pied à ses petits camarades quand ils l'embêtaient ne la dérangeait pas le moins du monde...

Ce
monde lui causait déjà bien du soucis car, voyez-vous, Petite Fille a peur des gens. Aussi loin que remontent ses souvenirs, elle a toujours eu peur des gens. Elle n'est pas à l'aise avec eux, elle les craint au plus haut point. Parce que les adultes peuvent la gronder, lui mettre des claques. Maman était là pour la défendre, mais en grandissant on lui demande d'apprendre à se débrouiller toute seule. Petite Fille n'aime pas se débrouiller seule. Elle voudrait qu'on l'aide. Sa peur la paralyse systématiquement, elle lutte pour ne pas fondre en larmes non parce qu'elle est triste, mais parce que son angoisse est bien supérieure à ce que vous croyez. La terreur qu'elle ressent dépasse l'entendement, elle en est consciente, mais elle ne peut rien contre cette voix qui lui hurle dans la tête de partir en courant et de se réfugier dans un endroit clos, où son univers se restreint. Là, le monde lui paraît moins effrayant, il n'y a qu'elle et les murs nus pour la contempler. Petite Fille se pose contre un mur, en position foetale, face à ce mur, comme pour tourner le dos à tout ce qui l'effraie.

Pe
tite fille continue de grandir, et certaines personnes l'ont aidé à avoir moins peur. D'abord, Maman. Aujourd'hui, ce sont ses amis qui l'aident, sans même en avoir conscience parfois. Ils lui donnent confiance en elle, et elle sort de sa bulle et ose poser un pied dans le réel. Ne vous imaginez pas que Petite Fille se soucie trop de ce que l'on pense d'elle, ce n'est pas cela du tout. Simplement, elle ne supporte pas qu'on la regarde. Tant de fois elle aurait aimé disparaître sous terre... Elle a peur qu'on se moque d'elle ou qu'on l'aime trop, car dans les deux cas elle ne sait pas quoi faire.

L'une des chose
s que Petite Fille aime le plus, c'est la musique. Voilà un point commun avec vous autres, gens de son âge ! Sa préférence va au rock, même si elle écoute un peu de tout. Ce qu'elle aime dans cette musique, c'est qu'elle lui semble porteuse d'espoir. Le rock lui montre qu'elle peut changer le monde à elle toute seule, qu'elle n'est pas obligée de s'y plier comme on l'attend d'elle. Par dessus tout, Petite Fille est une insurgée. La révolte gronde en elle, elle a eu sa dose d'oppression et sait que la rébellion est toujours possible.

Petite Fille n'est pas une enfant comme les autres, car malgré les années qui passent elle continue de s'enfermer dans sa tête quand ça ne va pas, elle s'invente des histoires car la vie lui paraît bien ennuyeuse sans, elle n'aime pas les responsabilités et les décisions puisque ce sont là des choses réservées aux adultes.

Petite Fi
lle a décidé qu'elle changerait le monde, et comme avant, comme quand elle était petite, comme à chaque fois qu'on a voulu lui faire du mal, comme à chaque fois qu'on a voulu la faire taire, comme à chaque fois qu'elle a pris une décision en la décrétant irrévocable : rien ni personne ne pourra la faire changer d'avis !

"Soyez le changement que vous voulez voir en ce monde !"
Gandhi

# Posté le samedi 26 avril 2008 09:44

Modifié le jeudi 14 mai 2009 06:57

Delirium Tremens

Delirium Tremens
Image : once-upon-a-time01.sky

{Après le (trop ?) long moment de questionnement existentiel qui a fait naître mes trois précédents articles, il est grand temps de réinstaurer l'allégresse et la douce folie sur ce blog !! Voilà donc, pour ceux qui ne me connaissent pas, un article insensé, incompréhensible au point d'en être inquiétant pour ma santé mentale. Mais ne vous en faites pas pour ça : je n'ai jamais été saine d'esprit !}

_
Dans ce superbe lycée dénommé "Max" par les intimes, il se passe des choses bien étranges...
A l'he
ure où les mégalopoles pâquerettales sont en pleine expansion, rejettant les quelques "cassos" mal fleuris dans une périphérie herbeuse et solitaire que l'on pourrait appeler "ghetto" si l'on comprenait un tant soit peu la politique urbaine de ces adorables petits êtres autotrophes au carbone, Max est le théâtre de scènes insoupçonnées...
Sur les p
lanches se retrouvent des personnages extraordinaires, grotesques ou inquiétants.

_T
andis que ce cher Adolf-Thierry-Teddy-Eddy-Patrick erre dans les couloirs, accompagné de sa file moustache et de sa coupe rappelant un petit dictateur auquel il doit son tout premier surnom, son fantôme euphorique hante les couloirs à la recherche d'une heureuse victime à qui transmettre sa joie de vivre, enfin sa joie de demi-vivre, ou de fantômiser (comme vous voulez, de toute façon ces expressions n'existent pas en vrai).

_Au
même étage de cet ambivalent bâtiment A, le son des tubes à essais qui s'entrechoquent lorsque le chariot infernal qui les porte passe d'un carreau de carrelage à un autre accentue l'angoisse de la pénombre oppressante qui règne sur ces lieux le matin, faisant craindre aux beaux garçons une attaque sournoise de l'homme qui porte des tee-shirts trop courts et qui nous harcèlent pour qu'on aille sur Argos.

_Indifférent
à tous ces sombres desseins, le sosie de Tobey Maguire exhibe fièrement ses pulls très 90's, nous donnant l'irrépressible envie de prier pour que ça ne revienne jamais à la mode.

_Emprisonné da
ns les béchers du labo de SVT, le Peuple des Chlorelles dort, attendant que sonne l'heure de retrouver sa salle de cinéma, pour à nouveau tourbillonner sous l'effet de l'agitateur magnétique contrôlé par la main de leur dieu vénéré, plus connu sous le nom de William.

_
Mais William ne se cantonne pas à cet unique rôle : il est aussi celui qui partage son cerveau avec moi, cerveau dans lequel règne l'Inquistion Neuronale. Pour les non-initiés, voici ce qu'est l'Inquisition Neuronale : des neurones lourdement armés sont lâchés dans notre cerveau, ayant ordre de traquer et d'éliminer tout neurone Espagnol. Ces miliciens frappent donc à toute les portes, et si le neurone qui ouvre se trahit d'un "Hola !"... TACATACATAC !!!! Ainsi notre haine de l'espagnol fait de nous de très fervents partisans de cette Inquisition qui s'est spontanément instaurée dans notre cerveau.

_Nous n'avo
ns pas que cela en commun, nous sommes également de grands négationnistes du Pichu, qui n'est autre qu'une aberration Pokémonale née d'un esprit malade qui veut nous faire croire que Pikachu s'incarne d'abord sous les traits de cette affreuse boule jaune, mais NON !!! PIKACHU N'EST PAS UNE EVOLUTION !! En dehors de ça, nous sommes unis, en tant que frères siamois du coude, par notre foi inébranlable en une religion : nous sommes des cathodiques pratiquants !

_Donc, lorsque nous
nous promenons tous deux dans la cour de Max, accompagnés de notre Chère Loque, de Son Altesse Sérénissime Alexandra de Sambarrey de Saint-Michel de Fronsac ("Riez !!") ainsi que de notre secrétaire naïve qui feint une blessure à la cheville pour ne pas avoir à s'excuser de m'avoir lâchement piétinée au basket, nous croisons parfois des êtres inatteignables, si près et pourtant si loin de nous : les adultes du lycée (ce qui englobe les profs, les CPE, les gens de l'administration et tout et tout).

_Sous la
surveillance de Celui Dont On Ne Connaît Pas Le Nom et de son sempiternel costume bleu, le lycée semble calme. Nul n'est conscient de la tragédie qui se joue en ses murs...

_Mr G*****,
dit "Mr G***** qu'a trop le style quand i' marche", circule dans la cour comme à son habitude, abandonnant à son collègue Mr D****** la dure tâche d'accrocher un cadre au mur à la vie scolaire.

_M'sieur Bé
nabar arrive de la gare, du même train qu'une certaine loche et que Eléa la Magnifique, encore et toujours revêtu de sa veste en cuir, qui vient soutenir le côté rockeur que lui confèrent son piercing et son tee-shirt Metallica, malheureusement gâché parfois par une sorte de béret informe qui fait exploser cette image de rebelle. Mais ce détail ne peut rien face à son regard froid et transperçant digne d'un espion russe et ses zygomatiques tellement rouillés que ce fût un choc de découvrir qu'il avait le sens de l'humour, et même qu'il était capable de Rire. Oui, M'sieur Bénabar a bien l'air de se contrefoutre de tout ce qui peut se passer dans le lycée, du moment que ça ne le concerne pas directement...

_Mickey 3D rapp
elle aux pénitents, pardon, aux élèves, qu'il est l'heure d'aller accomplir leur dure tâche quotidienne. Certains se dirigent donc, à leurs risques et périls, vers le bâtiment C, 2ème étage... C'est là le domaine de Mr C*******, alias *Tony*, ou *Tony*-embrasse la bague. Sous ses faux airs de prof d'histoire géo qui fait lever tout le monde dans les couloirs parce qu'il ne supporte pas de voir des élèves assis (élèves qui lui obéissent docilement pour éviter à tout prix une colère qui serait très certainement meurtrière, car un refus d'accéder à une requête de *Tony* serait à l'origine d'un massacre sanglant, quoique classe, puisque *Tony* a toujours la classe) *Tony* est en fait un mafioso qui a pris ses quartiers à Max pour se fondre dans le paysage le temps de se faire oublier par quelques personnes très puissantes, personnes qui appréciaient très certainement l'un des "contrats" que *Tony* a rempli pour un de ses "amis".

_C
ependant cet étage conserve un attrait indéniable, car il héberge Mr N****. Il faut savoir que Mr N**** n'est pas un être humain, il n'est en réalité qu'un hôte servant à mettre en valeur des fesses absolument parfaites ! Mr N****, son humour, son magnifique cul, et... sa veste trop longue, au grand regret des filles qui le matent suivent de leur regard innocent à chaque fois qu'il passe.

_Mai
s il existe quelque chose en C 200 mieux encore que les fesses de Mr N****, mieux que le prof qui nous parle de MASH comme d'une série où "c'était des histoire de cul, quoi" d'un air détaché, mieux que Trutru "merci d'être velu" et sa cicatrice au doigt dûe à l'utilisation maladroite d'un presse-purée, mieux que TOUT : en C 200, il y a... Monsieur H**** ! L'homme avec qui je me marierai plus tard ! Parce qu'il est intelligent, parce qu'il est cultivé, parce qu'il est drôle, parce qu'il est déjanté, parce qu'il a un parfum planant, parce qu'il a une voix superbe, parce qu'il me fait trop craquer...

_De son côté, Mr L
********** parfait ses plans. Difficile de jouer son rôle de prof de maths, de faire croire qu'on s'y connaît en mathématiques, quand on est en fait un agent secret infiltré à Max pour faire tomber (pas dans les escaliers, hein, c'est une métaphore) le terrifiant *Tony* ! Mais cet espion-là a quelques problèmes annexes... Le pauvre James (ainsi le surnomme-t-on) est déchiré entre son devoir et ses sentiments ! Il doit remplir sa mission, mais dès que ce travail sera fini, il quittera Max, et par la même occasion... moi. Eh oui, James est fou amoureux de moi, et cela depuis le jour où...

_Il existe dans ma
tête un groupuscule de neurones séparatistes qui réclament leur indépendance. L'assemblée neuronale s'y est toujours refusée pour ne pas créer une schizophrénie rapidement invivable. Les indépendantistes agissent donc par des méthodes ultra-violentes : ainsi, parfois mon corps subit de véritables attentats neuronaux ! Un mercredi, ces indépendantistes ont donc provoqué une rencontre malencontreuse entre ma main gauche et... la fesse gauche de James !! Depuis, James est persuadé de la réciprocité de son amour, et ne cesse de m'envoyer des messages subliminaux... Cet état de fait a été aggravé récemment... En effet, après plusieurs mois d'inactivité, les neurones indépendantistes sont de nouveau passés à l'action ! Ils ont commis un acte impardonnable, dramatique, qui aurait pu constituer un véritable suicide social pour ma personne si d'autres que mes amis s'en étaient aperçus... A la suite d'une prise d'otage dans la salle de contrôle, les indépendantistes ont pris le contrôle de mon corps, et s'en sont servi pour que je donne involontairement un brutal coup de coude à James, au niveau de l'entrejambe, 4 ou 5 cm à gauche de sa... de son... de ses... enfin bref, vous voyez de quoi je parle !
Que va
-t-il advenir de moi maintenant ? Les neurones indépendantistes ont réussi à prendre le contrôle par deux fois déjà... Quel horrible sort me réservent-ils ? Nul ne peut le dire pour le moment...



"J'adore être pris en flagrant délire !"
Raymond Devos

# Posté le samedi 05 avril 2008 13:18

Modifié le mardi 09 septembre 2008 09:34